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Collection : Pierre AMOURETTE

Pierre Amourette est né à Jersey en 1947 et il arrive en France en 1951. Sculpteur et céramiste, il est attiré par la figure humaine et par la nature. Une part importante de sa production porte sur la maternité.
« Si la terre s’est imposée à moi, c’est qu’elle me permet de travailler vite, d’aller directement à l’émotion. En effet, les céramiques créées se veulent être un média, une histoire que chacun peut interpréter à sa façon. »

Pierre AMOURETTE, Allez Hop !!! c’est parti…, céramique, 43 x 16 x 32 cm, collection Musée Art et Déchirure

Pierre Amourette, Madones, céramique, collection privée

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2017 :

Né à Jersey, autodidacte, je travaille la terre , je la modèle suivant la pression spontanée de mes émotions, de mon inspiration et la cuis en fonction de l’effet que je souhaite obtenir. Je mets en scène mes peurs, mes joies, mes cauchemars à travers différentes pièces dont la majorité sont des maternités. Je suis depuis longtemps attiré par la statuaire religieuse « populaire ». Je vois dans les sculptures réalisées par des gens dont les références ne sont pas académiques un supplément d’âme propre à émouvoir au delà du temps. J’aimerais que ce souffle soit présent dans mes œuvres.


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2010 :

Vierges sages, vierges folles. Amourette nous livre la douleur de ces vierges hurlantes et vociférantes. Sont-elles pour autant des femmes souffrantes d’un enfantement qui ne finit pas, confrontées à la vie, à la peur, à la mort. Pierre Amourette, dont on connaît le monde baroque, ne laisse jamais indifférent. Autodidacte secret et pudique, il travaille dans son atelier installé dans le Perche où il est éducateur. Sa maîtrise du modelage simule l’improvisation où la pensée le dispute à l’instinct. Il torture la terre, débusque les formes d’une genèse qui n’en finit pas de se livrer, ivre lui même des ressources offertes par la matière. Ses doigts la pétrissent avec rage. Du Limon originel, il extrait la sève, arrache le souffle de vie. Puis il confie au feu, à trois reprises, ces pièces modelées dans l’urgence. Trois cuissons métamorphosant ces figures,leur donnent leurs lettres de noblesse. Les glaçures verts, bleues, lie-de-vin, les habillent d’une grâce inattendue. Elles émergent d’un bouillonnement de plis, de crevasses vestimentaires accumulées comme les pétales flétris d’un bouquet dont les couleurs s’écoulent dans un sursaut de beauté.


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