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Monthly Archives: October 2023

Danielle LE BRICQUIR : une féministe contre la guerre

Danielle LE BRICQUIR, Le Chant de la liberté, huile sur toile, 2003, 73 x 60 cm, collection Musée Art et Déchirure

Le Chant de la liberté. Le message de cette œuvre emblématique du nouvel accrochage de la collection du musée, peint il y a tout juste 20 ans, demeure d’une actualité brulante.

Féministe engagée, Danielle LE BRICQUIR a fondé l’Association résistance internationale des femmes à la guerre et elle a publié en 1987 La paix, les femmes ! Elle y évoque sa rencontre avec Simone de Beauvoir et May Picqueray (militante antimilitariste). Elle a également milité avec Gisèle Halimi.

Danielle LE BRICQUIR photographiée en janvier 2021 par Claudine Loquen (Wikipédia)

Mercredi 1er novembre 2023 : la collection s’expose

Caroline DAHYOT à Mers-les-Bains

>> jusqu’au 12 novembre 2023 >>

Fresque collective MATTOMUNDUS

Hubert DUPRILOT investit la Galerie Racaille pour continuer la fresque collective Mattomundus, avec : ECLOZ, Colin Pouchet, Melvil Thomassin, Christelle Lardenois, 594F, Mat Plant, FIL et la RACAILLE team.
Jusqu’au 13 novembre 2023, soirée FINISSAGE VENDREDI 10 NOVEMBRE à  partir de 18h.
43 RUE DES BONS ENFANTS (ROUEN).

Pendant la première quinzaine d’octobre 2023, les galeristes FIL et SPERMY ont invité Hubert DUPRILOT pour diriger et animer une œuvre collective d’Art Urbain. Entouré de nombreux artistes rouennais dont ECLOZ et FIL, Hubert DUPRILOT s’est exprimé avec un sincère talent.
Vernissage le 21 octobre 2023 à 18h. >> jusqu’au 13 novembre 2023

Le samedi 21 octobre 2023, à la galerie RACAILLE, brèves images du vernissage d’une œuvre collective d’Art Urbain. L’exposition dure jusqu’au 13 novembre 2023.

Le Livre d’or : dimanche 22 octobre 2023

Musée Art et Déchirure : le QR code

Collection : Pierre AMOURETTE

Pierre Amourette est né à Jersey en 1947 et il arrive en France en 1951. Sculpteur et céramiste, il est attiré par la figure humaine et par la nature. Une part importante de sa production porte sur la maternité.
“Si la terre s’est imposée à moi, c’est qu’elle me permet de travailler vite, d’aller directement à l’émotion. En effet, les céramiques créées se veulent être un média, une histoire que chacun peut interpréter à sa façon.”

Pierre AMOURETTE, Allez Hop !!! c’est parti…, céramique, 43 x 16 x 32 cm, collection Musée Art et Déchirure

Pierre Amourette, Madones, céramique, collection privée

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2017 :

Né à Jersey, autodidacte, je travaille la terre , je la modèle suivant la pression spontanée de mes émotions, de mon inspiration et la cuis en fonction de l’effet que je souhaite obtenir. Je mets en scène mes peurs, mes joies, mes cauchemars à travers différentes pièces dont la majorité sont des maternités. Je suis depuis longtemps attiré par la statuaire religieuse « populaire ». Je vois dans les sculptures réalisées par des gens dont les références ne sont pas académiques un supplément d’âme propre à émouvoir au delà du temps. J’aimerais que ce souffle soit présent dans mes œuvres.


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2010 :

Vierges sages, vierges folles. Amourette nous livre la douleur de ces vierges hurlantes et vociférantes. Sont-elles pour autant des femmes souffrantes d’un enfantement qui ne finit pas, confrontées à la vie, à la peur, à la mort. Pierre Amourette, dont on connaît le monde baroque, ne laisse jamais indifférent. Autodidacte secret et pudique, il travaille dans son atelier installé dans le Perche où il est éducateur. Sa maîtrise du modelage simule l’improvisation où la pensée le dispute à l’instinct. Il torture la terre, débusque les formes d’une genèse qui n’en finit pas de se livrer, ivre lui même des ressources offertes par la matière. Ses doigts la pétrissent avec rage. Du Limon originel, il extrait la sève, arrache le souffle de vie. Puis il confie au feu, à trois reprises, ces pièces modelées dans l’urgence. Trois cuissons métamorphosant ces figures,leur donnent leurs lettres de noblesse. Les glaçures verts, bleues, lie-de-vin, les habillent d’une grâce inattendue. Elles émergent d’un bouillonnement de plis, de crevasses vestimentaires accumulées comme les pétales flétris d’un bouquet dont les couleurs s’écoulent dans un sursaut de beauté.

Collection : Virginie DESCURE

Virginie DESCURE

Virginie DESCURE, Les Yeux plus gros que le ventre, 2005, peinture sur toile, 80 x 65 cm, collection Musée Art et Déchirure

« J’aime bien la famille des Singuliers parce qu’elle permet une très grande liberté d’expression. Les images me viennent comme des rêves, comme des songes. Mon travail est donc devenu une peinture d’émotions et de sensations. »
Dans le travail de Virginie DESCURE, la mort côtoie la vie, et le tragique se décline sur le mode de l’humour grinçant. Dans Les Yeux plus gros que le ventre, le slip fait visage et la bouche est un orifice qui peut servir à la fois d’entrée et de sortie, et renvoyer à un autre orifice que l’effet désigne et situe sans ambiguïté. La boucle est bouclée. Ce ventre est notre monde (peint comme une planète à feu et à sang) et ses yeux sont comme des étoiles qui se meurent. À la fin tout se termine.
Jean-François Guillou

Collection : ANNIE

ANNIE, Mère et enfant, 2009, crayon gras et acrylique sur papier, 66 x 87 cm, collection Musée Art et Déchirure

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