Home » Éric DEMELIS

Éric DEMELIS

Éric DEMELIS est né le 27 décembre 1974 à Annecy. Il vit et travaille à Grenoble. Influencé par Pieter Brueghel, Jérôme Bosch, l’art brut et le monde de la BD. Univers saturés, foisonnement de la figure, fantasmes, angoisses, omniprésence de l’œil qui contemple le spectateur : mise en abyme. Support et technique privilégiés : encre de Chine sur papier. Première exposition personnelle en février 2013 à la galerie grenobloise Alter-Art.

Éric DEMELIS, sans titre, collection Musée Art et Déchirure
« Ça grouille, ça gargouille, ça grince, ça grimace (…). La posture est obsessionnelle qui fait qu’un seul tableau les contient tous. » Emmanuel Merle
Éric DEMELIS, 08/09/2017, collection Musée Art et Déchirure
Éric DEMELIS, 08/09/2017, collection Musée Art et Déchirure
Éric DEMELIS , 03/2017, collection Musée Art et Déchirure

https://fr-fr.facebook.com/eric.demelis/


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019 :

Le terrain de jeu d’Éric Demelis se situe aux limites, en lisière de plusieurs univers : ni art savant ni produit d’une quelconque expression art-brutiste, ni bande dessinée ni dessin classique, ni réaliste ni onirique, ni drolatique ni sérieux… et, cependant, quand même un peu tout ceci à la fois… Ce sont cette indéfinition définitive et cette instabilité essentielle qui nous attirent et nous captivent. On pressent que ses compositions sont porteuses de sens mais le décryptage en est difficile. On soupçonne cependant une logique inflexible derrière tous ces montages, un peu à la façon dont Raymond Roussel construisait ses récits. Mais les rails en mou de veau portant la statue de l’ilote en baleines de corset fuient dès que l’on s’efforce d’en appréhender la signification…
On décèle, dans les dessins d’Éric Demelis, qu’ils soient réalisés en solo ou en duo, la manifestation d’angoisses sous-jacentes, de peurs refoulées, qui s’enracinent dans les mythes et les nostalgies d’un passé plus ou moins distant. Ils révèlent la difficile expérience d’une vie, en perpétuelle tension entre être et paraître, entre agir et observer, entre implication et contemplation, ce qui faisait dire à Sartre : « La vie, c’est une panique dans un théâtre en feu. » Et quand il faut sauver les meubles devant la menace de l’in­cendie, l’artiste fait le choix de se retirer avec ses fantasmes et ses regrets plutôt que de prendre le risque de repartir d’une page blanche.

Louis Doucet, août 2015