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Simone LE CARRÉ-GALIMARD

Simone LE CARRÉ-GALIMARD (1912-1996), sans titre, sculpture totem technique mixte, 110 x 63 x 14 cm, collection Musée Art et Déchirure

Une biographie sur le site de la collection de l’Art Brut à Lausanne

Une biographie sur le site du Musée de la Création franche à Bègles

Un texte de Simone LE CARRÉ-GALIMARD sur le site de la Fabuloserie à Dicy

détail

Serge DABROWSKI

Serge DABROWSKI, sans titre, sculpture, bois et papier mâché peint, 67 x 55 x 13 cm, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG

http://sd.photographie.free.fr/sculpture-serge.dabrowski/

RCF – 18 mai 2021

Nicolas CARDON

Nicolas CARDON, sans titre, sculpture, os, bois, peinture, 20 x 24 x 55 cm, collection Musée Art et Déchirure

Katy BOUICHOU DEVERDUN

Katy BOUICHOU DEVERDUN, Rituel, 2014, technique mixte sur toile, 20 x 20 cm, collection Musée Art et Déchirure

Imaginons un catalogue…

Format A5 paysage
1 page, 1 auteur-artiste, 1 notice, 1 œuvre
sur un modèle sobre

Caroll BERTIN

Caroll BERTIN, sans titre, textile, technique mixte, 148 x 80 cm, collection Musée Art et Déchirure, photo JFG

Née en 1946, Caroll Bertin suit, dès l’âge de seize ans, une année préparatoire aux écoles d’Arts Décoratifs. En 1971, après de nombreux doutes, elle commence à illustrer des livres pour enfants. Mais c’est véritablement en 1980 qu’elle se lance dans la création en volume en utilisant des vêtements usagés qu’elle découpe, recoud et colle.
Elle privilégie les vieux tissus (pantalons, pulls, etc.) qui portent encore en eux l’âme de leurs ex-propriétaires. Il en surgit une foule de personnages tantôt étranges, tantôt drôles : « bonnes femmes » et « bonshommes » de toutes tailles. Son atelier est continuellement jonché de tissus et de boîtes où s’entassent les vêtements regroupés par couleurs.

BAILLEHACHE Nicole

Nicole BAILLEHACHE, sans titre, 2007, céramique, 30 x 21 cm, collection Musée Art et Déchirure, photo JFG

Pierre AMOURETTE

Pierre Amourette est né à Jersey en 1947 et il arrive en France en 1951. Sculpteur et céramiste, il est attiré par la figure humaine et par la nature. Une part importante de sa production porte sur la maternité.
« Si la terre s’est imposée à moi, c’est qu’elle me permet de travailler vite, d’aller directement à l’émotion. En effet, les céramiques créées se veulent être un média, une histoire que chacun peut interpréter à sa façon. »


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2017 :

Né à Jersey, autodidacte, je travaille la terre , je la modèle suivant la pression spontanée de mes émotions, de mon inspiration et la cuis en fonction de l’effet que je souhaite obtenir. Je mets en scène mes peurs, mes joies, mes cauchemars à travers différentes pièces dont la majorité sont des maternités. Je suis depuis longtemps attiré par la statuaire religieuse « populaire ». Je vois dans les sculptures réalisées par des gens dont les références ne sont pas académiques un supplément d’âme propre à émouvoir au delà du temps. J’aimerais que ce souffle soit présent dans mes œuvres.


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2010 :

Vierges sages, vierges folles. Amourette nous livre la douleur de ces vierges hurlantes et vociférantes. Sont-elles pour autant des femmes souffrantes d’un enfantement qui ne finit pas, confrontées à la vie, à la peur, à la mort. Pierre Amourette, dont on connaît le monde baroque, ne laisse jamais indifférent. Autodidacte secret et pudique, il travaille dans son atelier installé dans le Perche où il est éducateur. Sa maîtrise du modelage simule l’improvisation où la pensée le dispute à l’instinct. Il torture la terre, débusque les formes d’une genèse qui n’en finit pas de se livrer, ivre lui même des ressources offertes par la matière. Ses doigts la pétrissent avec rage. Du Limon originel, il extrait la sève, arrache le souffle de vie. Puis il confie au feu, à trois reprises, ces pièces modelées dans l’urgence. Trois cuissons métamorphosant ces figures,leur donnent leurs lettres de noblesse. Les glaçures verts, bleues, lie-de-vin, les habillent d’une grâce inattendue. Elles émergent d’un bouillonnement de plis, de crevasses vestimentaires accumulées comme les pétales flétris d’un bouquet dont les couleurs s’écoulent dans un sursaut de beauté.

Virginie DESCURE

Virginie DESCURE

Virginie DESCURE, Les Yeux plus gros que le ventre, 2005, peinture sur toile, 80 x 65 cm, collection Musée Art et Déchirure

« J’aime bien la famille des Singuliers parce qu’elle permet une très grande liberté d’expression. Les images me viennent comme des rêves, comme des songes. Mon travail est donc devenu une peinture d’émotions et de sensations. »
Dans le travail de Virginie DESCURE, la mort côtoie la vie, et le tragique se décline sur le mode de l’humour grinçant. Dans Les Yeux plus gros que le ventre, le slip fait visage et la bouche est un orifice qui peut servir à la fois d’entrée et de sortie, et renvoyer à un autre orifice que l’effet désigne et situe sans ambiguïté. La boucle est bouclée. Ce ventre est notre monde (peint comme une planète à feu et à sang) et ses yeux sont comme des étoiles qui se meurent. À la fin tout se termine.
Jean-François Guillou

ANNIE

ANNIE, Mère et enfant, 2009, crayon gras et acrylique sur papier, 66 x 87 cm, collection Musée Art et Déchirure