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Marie-Claude DESMONT

Marie-Claude DESMONT a exposé son travail dans le cadre d’Art et Déchirure lors de la première édition du festival en 1989. Le Musée Art et Déchirure a conservé d’elle plusieurs grand panneaux représentant des figures féminines en pied grandeur nature datés de 1975.

Marie-Claude DESMONT,
Sans titre, technique mixte, 1975,
collection Musée Art et Déchirure
photo JFG

Marie-Claude DESMONT,
Sans titre, technique mixte, 1975,
collection Musée Art et Déchirure
photo JFG

Marie-Claude DESMONT,
Sans titre, technique mixte, 1975,
collection Musée Art et Déchirure
photo JFG

Marie-Claude DESMONT,
Sans titre, technique mixte, 1975,
collection Musée Art et Déchirure
photo JFG


Extrait du catalogue du Festival Art et Déchirure 1989 :

p. 21
« peintre rouennais exposant régulièrement sur rouen, en permanence à la galerie médioure, 74 rue d’amiens à rouen. plusieurs exposition à paris et ailleurs, jusqu’à tokyo
elle a édité un livre de poésie : « empreintes à la gouache » et 5 cartes postales. son thème de prédilection est une image mi-humoristique, mi-tragique de l’homme et de la femme dans les facettes de la société jusqu’à l’état d’immortel. elle peut peindre aussi les bateaux à marseille et la pluie parisienne, les jeux des enfants ou faire des gravures de très grand format. elle possède un diplôme national de gravure. »

Christiane BODEN

Christiane BODEN, Géant I (détail), pastel, Atelier Campagn’Art, Neufvilles (Belgique), 2010, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG

Christiane est née le 27 avril 1952 à Huy en Belgique. Artiste accomplie, elle partage son talent entre le dessin et la terre. Sa technique de prédilection étant le pastel gras, elle réalise au préalable, à une extraordinaire vitesse, une série innombrable d’esquisses de personnages tout droit sortis de son imaginaire. Tantôt bonhommes, tantôt animaux, très colorés, ses croquis se retrouvent ensuite sur des plaques de terre ou sur papier dessin. Le format n’a pas d’importance pour Christiane, c’est la spontanéité du trait qui guide son œuvre.

Bertrand THOMASSIN

Bertrand THOMASSIN, Les Remparts de Saint-Malo, peinture, bois, cuivre, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG
Bertrand THOMASSIN, Les Remparts de Saint-Malo (détail), peinture, bois, cuivre, collection Musée Art et Déchirure – (photo JFG)
Bertrand THOMASSIN, Sans titre, peinture, bois, cuivre, collection Musée Art et Déchirure – (photo JFG)

Né en 1963. Sculpteur, rêveur, arpenteur de plages, chineur de bois flottés.
Beaux-Arts de ROUEN de 1981 à 1983, puis Espagne et Portugal. Basé à Dieppe depuis 20 ans. Il travaille avec des matériaux simples, bois flottés, déchets industriels, fil de fer, assemblés puis peints.

Jean-Christophe HUMBERT

Jean-Christophe HUMBERT, IRM 3, pigments et colle sur toile, sable, clous, capsules, 2013, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2016 :

À défaut de pouvoir comprendre ce qu’il se passe dans la tête de mes personnages, je cherche à regarder ce qu’ils ont dans le ventre. Nous sommes scannés, radiographiés, décortiqués au microscope, tranchés en imagerie par résonance magnétique pour tenter de mieux nous connaitre. Mon univers s’est peuplé de personnages hybrides, mi-hommes mi-mantes, certains bicéphales le ventre ouvert, nu, marqué d’une griffure, d’une signature…ma signature ? Le corps devient un paysage intérieur avec ses artères, ses chemins de traverses, ses chemins buissonniers. Une cartographie fantaisiste où se croisent stomac, épithélium, rachis, enképhalos, médusa spinalis, capillaries. Je construis un monde parallèle où se télescope ma vie, ce que j’ai appris de mes parents, de mon passage aux Beaux-Arts de Paris, de ma curiosité des peuples non cartésiens où l’esprit n’est pas séparé du corps, où l’art fait un tout avec l’humain. En intégrant aussi des éléments extérieurs à la peinture, celle-ci devient peut-être un objet fétiche, absorbant mes peurs, mes inquiétudes pour me permettre d’acquérir une certaine sérénité.

Jean-Christophe HUMBERT

MINOUCHE

Navigatrice et voyageuse, « archéologue des savoirs perdus » passée par les beaux-arts dans le port de Cherbourg, arpenteuse de grèves, pétrisseuse d’argile à la Hague, assistante infirmière, rebelle et solide. Intuitive, candide et déterminée : une créatrice en Cotentin.

La « compulsion cathartique » : l’artiste Minouche propose une série de bébés-bocaux, sorte de confiture d’ogres (2019).

MINOUCHE, Bébé-bocal, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG
MINOUCHE, Bébé-bocal, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG
Musée Art et Déchirure Sotteville-lès-Rouen
MINOUCHE, Bébé-bocal, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG
Musée Art et Déchirure Sotteville-lès-Rouen
MINOUCHE, Bébé-bocal, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG
Musée Art et Déchirure Sotteville-lès-Rouen
MINOUCHE, Bébés, collection Musée Art et Déchirure – JFG

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019

Je créé avec mon ressenti, dans un acte immédiat et spontané. Je soude, je colle, je plâtre…
C’est une sorte d’inspiration qui me meut et me mène dans une compulsion cathartique. Je laisse venir à moi des images mentales que je traduis aussitôt et range par genre ou par espèces. Telle la série des bébés-bocaux (confiture d’ogres puis viennent les « momies » géantes, personnages surgis d’une fantasmagorie irréelle, puis d’autres créatures, mes «anges déchus et les encagés…», ces personnages tiennent plus du rêve qu’appartenant à une réalité formelle. D’autres thèmes récurrents: la vie, la mort, le temps qui passe me transcendent me submergent… je me laisse envahir par ces douces images mentales, parfois violentes aussi. J’utilise des matériaux récupérés dans les déchetteries ou en vide grenier, je détourne leur fonction, je crame dans ma cheminée…

à lire…

Catherine LEGRAND

Catherine LEGRAND, sans titre, 2002, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG
Catherine LEGRAND, sans titre, 2002, collection Musée Art et Déchirure, photo JFG

La minute singulière : Catherine LEGRAND


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019 :

L’errance est le fil de mes obsessions, elle me fait me perdre et me retrouver sans cesse. Comme moi, mes personnages sont en constants déplacements, ils errent dans leur propre histoire, on ne sait s’ils sont en fuite ou bien en quête.
Orienté vers l’art officiel, mon travail a d’abord été conforme à l’enseignement que j’avais reçu dans les écoles d’art… Mais mon chemin m’a conduit très tôt vers un hôpital psychiatrique, tout d’abord comme artiste, puis comme art thérapeute. C’est à ce moment là que l’art singulier s’est imposé à moi, comme une évidence. La psychanalyse avait, elle aussi, croisé mon chemin.
J’ai choisi de m’exprimer autrement, en laissant des mains à l’ouvrage, inspirées par les matières et animées par une forte nécessité intérieure, d’aller de la mise en forme à l’idée et non de l’idée vers la mise en forme… Sans doute la Gelstaltung de Hans Prinzhorn.

Catherine Legrand

Catherine RIVOIRE

Catherine RIVOIRE, Vous pouvez respirer, photographie, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG
Catherine RIVOIRE, sans titre, photographie, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG
Catherine RIVOIRE, sans titre, photographie, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2016 :

Diplômée des Beaux-Arts de Bourges et de l’École Duperré, Catherine Rivoire a débuté sa carrière dans le design textile.
Elle est morte en 2014 d’un cancer de l’utérus. C’est dans le cadre d’une thérapie artistique que Catherine a commencé à broder ses poupées, une manière de focaliser ses angoisses. Les poupées, 15 en tout, racontent son bouleversement face à la maladie. Ces personnages sont devenus les acteurs de sa peur de mourir et de son envie de vivre.
Mais le travail a très vite dépassé le cadre thérapeutique pour composer une véritable recherche artistique.
Les poupées et les photos (prises par l’artiste et faisant partie intégrante de sa recherche) sont présentées pour la première fois au public. Son dernier souhait en quelque sorte.

Marie-Christine BOUYER

Marie-Christine BOUYER, sans titre, collection Musée Art et Déchirure, photo JFG
Marie-Christine BOUYER, sans titre – Festival Art et Déchirure 2016

Catalogue du Festival Art et Déchirure 2016 :

Marie-Christine est née en 1964. Elle entre à l’ESAT Arc en Ciel de Cholet en 1995 et fréquente « Artelier » depuis 2007. Marie-Christine communique très peu ; elle consacre une grande partie de son temps au dessin et à la peinture. Elle travaille en silence, très concentrée, ignorant les autres. Plusieurs années durant, elle a représenté sa fascination pour les « miss France » avec leur écharpe du millésime. Ensuite le thème de la maternité est devenu omniprésent. Sa peinture est en constante évolution : désormais elle peint longuement la même surface, les couches se superposent jusqu’à modifier complètement le tableau initial. La composition scinde souvent l’œuvre en deux parties, isolant, cloisonnant les couples, qui sont sa nouvelle préoccupation, dans une sorte d’incommutabilité. Marie-Christine n’a plus la notion d’œuvre achevée, elle pourrait peindre indéfiniment sur la même toile des tableaux qui se modifieraient sans cesse.
Expositions à la galerie HANG’ART de Saffré en 2010 et 2011.
Jean Boccacino

CHRISTOPHE

Né en 1963, CHRISTOPHE vit et travaille à Paris. Sculpteur de poésie, il use de matériaux bruts. Il aime les actions simples et les gestes élémentaires, ceux de l’atelier qui prolongent ceux du monde du travail.


Extrait du catalogue du Festival Art et Déchirure 2017 :

« Le monde de Christophe est celui de l’amour du matériau brut, du métal, du bois, dénichés et collectés avec une grande tendresse dans les fermes et les entrepôts.
Chaque élément a d’abord été soigneusement choisi, puis assemblé avec grâce et un grand savoir-faire.
Les sujets les plus « humbles » nous donnent ainsi à rêver (le chien du voisin, l’Imbécile heureux, le mégalopolien et ses peines de cœur, la jeune fille séduite par le beau parleur, etc.)
La mythologie est également omniprésente dans son œuvre : l’Odyssée d’Ulysse, Icare, le Cheval de Troie, Adam et Ève.
De petits instants du quotidien, de l’ordinaire, sont aussi attrapés au vol par son radar bienveillant.
La vraie aristocratie ne résiderait-elle pas dans l’économie de moyens, dans la convocation du beau et du rêve à partir d’un marteau, d’une serpette, de vieux outils assemblés dans leur seconde vie ?
Il y a aussi ici sans doute critique de la corruption généralisée de l’époque par la marchandise ; de même qu’une prédilection pour les actions simples qui nous ramènent à des gestes élémentaires, ceux de l’atelier prolongeant ceux du monde du travail.
Le jeu, l’ingéniosité, la jubilation de créer sont une marque essentielle de l’œuvre de Christophe. »

Olivier Sultan

OXO

Au Festival Art et Déchirure en 2006, 2012 et 2017.

OXO, But… en juste prix, technique mixte, 2005 – Collection Musée Art et Déchirure

Catalogue Art et Déchirure 2017 :

Et voici les enfants de la lune, les photo-phobiques aux ADN corrompus, mourant de trop de vie, poignardés qu’ils sont de soleils implacables.
Terrés dans leur chambre, contorsions de lumière négative, caméra obscura d’existences rognées, ils boivent le lait de la lune aux mamelles irisées. Tempêtes intérieures, chute des corps, convulsion des murs tagués d’éphélides. Et puis le lit se fait cage dans le maelström des draps vivant leur nuit. Les petits nautoniers en scaphandre attendent, dans la convulsion des barreaux tordus, leurs alter ego d’ombres et de mystères…homo lunaticus dans leur chambre fœtale, caméra terminus, où l’on se demande quand et comment s’en sortir.