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Jean-Michel CHESNÉ

Jean-Michel CHESNÉ, Treadwell, NY, dessin, encre de Chine sur papier, août 2009, collection Musée Art et Déchirure, photo JFG

Jean-Michel CHESNÉ, série des « dentelles », dessin, encre de Chine sur papier, 2015, collection Musée Art et Déchirure, photo JFG

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2017 :

Né à Paris en 1959, Jean-Michel Chesné crée depuis plus de 35 ans. C’est en effet au début des années 80, après des études d’agriculture, qu’il se passionne pour l’art. Mais sa visite au Palais du Facteur Cheval à Hauterives en 1992 est un véritable choc et oriente définitivement son goût vers un art plus marginal.
Vers 2008, son travail a pris une tournure particulière. Il s’agit de dessins qu’il appelle lui-même « dentelles » . Cette série est née de la rencontre fortuite avec un stylo à l’encre blanche, dont il explore sans fin les possibilités sur des fonds d’encre de Chine noire, faisant naître par un jeu d’emboîtements successifs, un bestiaire et un peuple de personnages aux allures primitives raffinées. On y retrouve aussi des animaux et des êtres hybrides nés de son imaginaire «composite». Une mythologie personnelle issue de l’accumulation d’images glanées depuis des années. Ce qui dans ses premiers essais graphiques ressemblait davantage à de l’improvisation ou à de l’automatisme s’est peu à peu transformé en un véritable vocabulaire, peut-être moins sauvage mais plus abouti.
On notera l’omniprésence de la nature avec des animaux plus ou moins réalistes cohabitant dans une végétation luxuriante. Une sorte de paradis perdu où trônent parfois fièrement des déités couronnées, des dignitaires coiffés. De ces silhouettes émane une vibration, une tension dynamique entre le noir et le blanc. Les contours très découpés, très sinueux montrent des êtres statiques ou animés dont l’intérieur organique ne contrarie pas la grâce de l’ensemble.


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2012 :

Né à Paris en 1959, Jean-Michel Chesné dessine et peint depuis bientôt 30 ans ; c’est en effet au début des années 80 qu’il se passionne pour l’art mais sa visite au Palais Idéal du Facteur Cheval à Hauterives en 1992 sera un véritable choc qui orientera définitivement son goût vers l’Art Brut et aura une incidence radicale sur son travail à tel point qu’en 1997, il entame la construction d’une grotte-chapelle recouverte de mosaïques au fond de son jardin qui fait régulièrement l’objet d’articles dans la presse.
C’est un autodidacte à la recherche de techniques nouvelles et de matières au service de créations de tout ordre. Il fonctionne par séries afin d’exploiter au maximum ses nouvelles idées et passer ensuite à autre chose. C’est ainsi que l’on peut voir dans l’ensemble de son œuvre des dessins anthropomorphes à l’encre ou à la craie, des fantaisies colorées aux crayons de couleur, mais aussi des têtes en céramique ou des sculptures en plastique fondu. Un grand écart entre les thèmes et les techniques qu’il assume pleinement tout en conservant un style très personnel. Son principal moteur étant l’imaginaire, cet artiste ne peut se cantonner au cadre restreint de la toile ou de la feuille de papier.
Récemment, son travail a pris une tournure particulière. Il s’agit de dessins qu’il appelle lui-même «dentelles»  à l’encre blanche, où l’on retrouve des animaux ou des êtres hybrides issus d’un imaginaire fantastique ; Des silhouettes d’où émane une vibration, une tension dynamique entre le noir et le blanc ; le contour très découpé, sinueux en même temps, montre des personnages parfois en mouvement, évoquant la gestuelle du danseur ; l’intérieur organique ne contrariant pas la grâce de l’ensemble. On y retrouve également des constructions totémiques complexes alliant le païen et le sacré.
Un peuple fantasmagorique, créatures inquiétantes et séduisantes à la fois, émergeant du plus profond de lui-même, dans cet état particulier entre concentration et rêverie. Les dessins de Jean-Michel Chesné peuvent rappeler certaines peintures tribales de l’Inde par leur technique, mais aussi les génies de la mythologie japonaise ou chinoise, même s’ils sont en fin de compte, irréductibles à toute référence, sauf celle, intime, de l’artiste.
Impliqué et actif dans le monde de l’art Brut, on peut également retrouver ses textes dans les revues consacrées à cette forme d’art (Raw vision, Création franche,  Zon’Art etc.).
Collaboration à la revue Gazogène depuis 10 ans.
Témoignage dans le catalogue de l’exposition Chomo – Halle Saint-Pierre 2010


François BAZIN-BIDAUD

Catalogue du Festival Art et Déchirure, 2014

https://1jardin1artiste.fr/2012/02/francois-bazin-bidaud-sculpteur-metal/


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019 :

L’homme qui soude accorde les éléments. Par ce geste, celui-là relie l’humanité car toute soudure est un acte de générosité pour rassembler les débris et les richesses du monde. Unir les formes à jamais équivaut à hurler contre la solitude et les vaines prétentions individuelles. Quand François Bidaud soude, il sait que par ce geste il réalise la métaphore de l’acte social d’excellence. Si la complexité de ses assemblages prouve la difficulté d’un tel sacerdoce, la couleur en dissipe l’effort car la pudeur l’oblige.
C’est bien que l’on rit et que l’on s’amuse de cet univers charmant avec ces valses d’enfants et ces corps enlacés, mais il fit aussi Gaza et ses danses macabres car l’art est le livre où s’écrit l’entier du monde. L’alentour où l’on essaie de se mouvoir parcourt mille traverses, soyons-lui en gré de ne pas l’oublier… Et de ne pas nous en asséner que les torrents de pleurs.

Catherine URSIN

« La lutte pour le respect de l’autre m’anime depuis toujours. L’altérité est une évidence et la reconnaissance de l’autre avec toutes ses différences est indispensable pour la survie de l’Homme. Tout mon travail est imprégné de ce «combat», inspiré par tous ces droits bafoués quotidiennement. Mes sculptures de fer, installations, dessins, peintures ou photographies transpirent mon indignation et mes ex-voto sont offerts aux forces divines ancestrales pour tous les blessés de la vie. »
Catherine URSIN

Catherine URSIN, sans titre, métal, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2010 :

Que de la récup’ : métal sous n’importe quelle forme, bidons, boîtes de conserves, capots de voiture et autres ferrailles et puis ficelle, os, dépouilles de petits animaux sans compter les huiles et peintures de rebut. Pour Catherine Ursin, la création est d’abord une activité physique, une lutte avec la tôle coupante qu’elle découpe, entaille, agrafe après l’avoir laissé vieillir, rouiller au besoin, la patine seule ayant une âme et permettant de surcroît des effets esthétiques.
Dans la fermeté et l’énergie qui la caractérisent, elle dépouille ses oeuvres de toute sentimentalité, les humains sont nus, seins marqués et sexes en évidence, à l’érotisme affirmé…
…Scènes où passe une certaine mélancolie, cet état incertain entre joie et tristesse : univers d’une étrange et puissante poésie.
Colette Pilletant-Rey – 2009

Joël LORAND

« On songe aux mythologies antiques, aux bestiaires médiévaux, à Jérôme Bosch revisité par Victor Brauner, aux constructions chimériques d’Adolf Wölfi, aux fresques médiumniques d’Augustin Lesage. Jardin imaginaire, univers souterrain ? Gangue, utérus, chrysalide ? Tourbillon de formes animales, végétales et humaines ? Peu importe. Cette poésie de l’insolite ouvre la voie à de multiples interprétations. »


(extrait d’un article de Pauline Mélange pour le n° 289 de la revue d’art contemporain Cimaise)

Joël LORAND, sans titre, dessin, collection Musée Art et Déchirure – photo Serge Malet
Joël LORAND, dessin, 2015, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2016 :

Joël est un véritable créateur, pas de ceux qui pêchent ici et là des idées à détourner ou développer. Il entre dans le fantasme sublimé avec l’infinie subtilité et délicatesse qui obère tout risque de vulgarité, toute lourdeur, toute méprise, tout risque de mauvais goût. Il manie la parabole au cœur d’un imaginaire sans frontières, sans interdits, on lit entre ses lignes, ses couches et ses arabesques la sensualité, l’instinct, l’expressivité, le surhumain, l’au-delà, la supra humanité animalité.

Extrait d’un article de Gilbert Pinneau


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2010 :

Né en 1962 à Paris, il réside à Alençon (Orne). A partir de 1997, il abandonne définitivement son métier pour se consacrer à la création plastique autour du dessin, après plusieurs étapes de recherche. Joël LORAND développe une œuvre insolite, singulière. Il aime à dessiner des créatures hybrides, personnages ou animaux enchevêtrés dans une abondante végétation, un monde imaginaire sans frontières, jouant sur les lignes, les courbes, les arabesques. La minutie du trait et la précision du graphisme, l’opposition de couleurs aux pastels et crayons, viennent appuyer la lecture d’une œuvre grave et légère… Ses œuvres ont fait l’objet de nombreuses expositions en galeries, dans des musées, des salons, depuis 1997.

Miroslaw SLEDZ

Miroslaw SLEDZ, sans titre, 1993, collection particulière, dépôt au Musée Art et Déchirure – photo JFG

Miroslaw SLEDZ est né le 16 juin 1961 en Pologne à Gdynia.

Claire LANCIEN

Claire LANCIEN, sans titre, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019 :

Née en 1989 à Mont-Saint-Aignan (76), Claire Lancien vit entre Paris et la Haute-Normandie.Si elle suit quelques mois les cours des Ateliers de Sèvres, elle est avant  tout autodidacte.
En 2018, elle obtient un espace de travail dans l’Atelier libre du 59 rue de Rivoli à Paris et commence la peinture après avoir principalement travaillé la mine de plomb. Elle dit chercher à obtenir un rendu le plus proche du dessin automatique et ne fait donc jamais de croquis préparatoire. « Le trait doit être brutal et le cadrage serré pour que ces figures angoissées qui nous défient nous forcent à les voir telles qu’elles sont ».
De façon contiguë, Claire Lancien marque une préférence pour la peinture à l’huile. Elle travaille majoritairement les visages à partir d’une palette de couleurs primaires principalement, dans une volonté d’approche de nouvelles techniques, et parce que ce matériau dispose selon elle d’une dimension plus charnelle et non figée. Dans ces visages non figuratifs, son choix est celui de l’expressivité de ces portraits. Comme pour son travail avec la mine de plomb, elle ne fait aucune esquisse préparatoire.
Depuis l’automne 2018, le travail de Claire Lancien a été exposé 2 trimestres au musée Art et Déchirure près de Rouen et en parallèle pendant 3 mois au MAD musée de Liège. En 2018, le fond de datation Arts Sans Exclusion a acquis deux dessins à la mine de plomb. Claire Lancien est soutenue par l’association EgArt. Claire vient de s’installer à l’Atelier d’artistes Terminal 37 à Rouen.

Angèle RIGUIDEL

Angèle RIGUIDEL, Cafemme, assemblage, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG
Angèle RIGUIDEL, Ograge, assemblage, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2016 :

Angèle Riguidel collecte, stocke, démonte, recycle, détourne et assemble les objets les plus divers pour leur donner une seconde vie, une dernière chance…
Chaque pièce est analysée pour lui trouver la meilleure remise en valeur possible, seule ou en combinaison avec d’autres. L’artiste les traite comme les éléments d’un puzzle dont l’image finale fluctue au fil des trouvailles et des associations d’idées et de formes. Des lumières peuvent y être intégrées pour leur (re)donner une âme et les faire entrer dans le domaine de l’insolite et de la magie. Ainsi recyclés, ces rebuts condamnés à l’oubli racontent une autre histoire, sans rapport avec leur vocation originelle.
Sa caravane Gam’in rassemble un certain nombre de ces objets récupérés et remontés. C’est un univers étrange où des poupons lumineux côtoient des peluches, des jeux de société et des consoles désuètes pour créer un espace simultanément accueillant et intrigant, un lieu où jeunes et moins jeunes peuvent retomber en enfance en toute liberté.

C’est de la poésie qui émane de ces assemblages. Laissez-vous plonger dans l’enfance, être interpelés, amusés ou émus.

Louise Simon & Angèle Riguidel

 

Caroline DAHYOT

Caroline DAHYOT, Villa Verveine, le 17 février 2023 – photo JFG
Caroline DAHYOT, poupée, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG
Caroline DAHYOT, poupée, détail, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG

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Catalogue Festival Art et Déchirure 2017 :

« À la fois atelier, demeure et résidence de création, la Villa Verveine, en Picardie, est le quartier général de Caroline Dahyot. La façade de sa maison, qu’elle a entièrement peinte, a déclenché l’opprobre de la mairesse du village, au point d’en faire les manchettes télévisées ! En plus de la peinture et du dessin, Caroline Dahyot crée aussi des poupées et des marionnettes. Son travail est chargé d’amour et de tendresse. Ses scènes familiales et ses couples enlacés aux couleurs vives, aux empreintes post-punk, démontrent beaucoup de charme, de naïveté et de beauté. Pas une ombre de violence dans ce travail frais et spontané, marqué par une vraie patte, une authentique signature, celle d’une artiste avec un cœur à fleur de peau. Elle a été artiste en résidence à La Galerie des Nanas à l’été 2016. »

Texte de Jean Robert Bisailon (Galerie des nanas avec Martine Birobent) pour l’exposition État Brut à Montréal. (2017)


Catalogue Art et Déchirure 2016 :

« Je ne me souviens plus de mon premier abandon. Je n’ai que la sensation de ce vide angoissant pour une enfant. Je l’ai comblé par l’idée de ma future famille. J’étais obsédée par la maternité. Ma première poupée a été conçue lors d’une séparation forcée d’avec ma fille. En 2006 quand le père de mes enfants et moi nous séparons, je commence de façon obsessionnelle à coudre et dessiner pour parer à cet abandon et réparer la chute d’un idéal. Depuis les abandons se sont succédés me menant à chaque fois vers des petits drames. Et je multipliais les actes magiques pour ne pas perdre l’amour de l’amoureux suivant, pour ne pas mourir, pour avoir l’argent suffisant ; jusqu’à aujourd’hui. Un matin je me suis levée sans avoir peur de la solitude, sans avoir besoin d’un amoureux pour me sauver. Mes actes magiques n’ont pas eu l’effet souhaité mais ils m’ont accompagné dans ce chemin pour la libération. »


Agnès CASATI

Agnès CASATI, sans titre, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG
Agnès CASATI, sans titre, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG

Installée à Montigny-Lengrain, entre Compiègne et Soissons, dans l’Aisne.
Elle a participé à la 10e édition du festival Art et Déchirure en 2006. Avec ses poupées Barbie, elle y abordait la thématique des violences faites aux femmes.
Le musée conserve d’elle deux œuvres dont la scénographie évoque l’univers des ballerines et des danseuses de revue, où elle déconstruit avec une rigueur méthodique la mythologie de la femme-objet offerte au désir des chasseurs façon trophée de chasse. On pourrait parler de symétrie à contre-emploi ou d’élégance du désespoir : un regard acéré sur un monde cul par-dessus tête.

Catherine SIBBILLE

Catherine SIBBILLE, sans titre, bois, métal, ficelle, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG