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Marie POURCHOT

Marie POURCHOT, Psychopompe de Rouen, broderie sur wax, gravure, peinture, 2019, collection Musée Art et Déchirure.

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019 :

Peintre à l’origine, je diversifie mes réflexions artistiques après un master en ethnologie. Attirée par les débats anthropologiques, l’art et l’artisanat, j’ai orienté mes réflexions et travaux vers un art mêlant art plastique/textile et anthropologie. Après des formations en broderie, le textile devient mon moyen d’expression principal, je travaille avec le fil, manipule la broderie, mais aussi la linogravure, le tissu et la peinture. J’aime les couleurs et définis mon travail de « maximaliste ». Cette saturation de couleurs et d’informations est mon moyen d’expression, elle me permet également d’établir un contact avec le contemplateur. L’excès de couleurs représente pour moi les méandres de la psychologie humaine, perçues, interprétables et interprétées de diverses façons. Je cherche à interpeller et accrocher le regard, générer des questionnements. Je créé un lien entre le passé et le présent, entre les matières et techniques diverses, et entre les disciplines. Mon travail questionne et thématise l’expression de notre imaginaire collectif et individuel, de nos interactions communicationnelles, de nos intentions, de nos perceptions, de nos identités et nos émotions. Il est ma représentation du monde avec sa palette d’émotions humaines, mouvantes et imbriquées entre elles.

Alain LACOSTE

Alain LACOSTE, Bâtisseur de cromlech, avril 2007, technique mixte, 50 x 60 cm, photo JFG

Alain LACOSTE, mars 2003, photo JFG

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019 :

Alain LACOSTE : Colle-porteur d’Images
Des œuvres d’Alain LACOSTE furent présentées lors de la 12ième  édition de ce festival « Art et Déchirure », au printemps 2010. Depuis, suite à des problèmes de santé et familiaux, il n’a plus exposé son travail. Cette 17ième édition du festival est donc une belle opportunité pour redécouvrir ses petites coulures et ses grandes colleries.
Depuis son enfance, Alain Lacoste a toujours eu plaisir à dessiner. Au début des années soixante-dix, il se lance dans la peinture, avec ses Delvautions, en référence au peintre belge Paul Delvaux. En 1980, il rencontre l’artiste mayennais Robert Tatin qui l’incite à développer une œuvre plus personnelle. C’est le début d’une production foisonnante qui durera plus de 30 ans ! Au fil des années ses œuvres vont envahir son atelier tel un cocon. Déçu de la non reconnaissance de son travail par les institutions artistiques (Musées, FRAC, etc.), son atelier va devenir sa tanière.
« Je me suis trop souvent brûlé les ailes aux vitrines des m’as-tu- vu… Et puis les artistes ne sont pas faits pour amuser la galerie ! »
Michel Leroux (Septembre 2019)

Alissa THOR

Née à Paris en 1974, artiste autodidacte, vivant à Paris et travaillant à Rouen. Études de Lettres et de Philosophie, documentaliste à l’Éducation Nationale pendant 12 ans. Depuis 2011, elle se consacre exclusivement à la peinture et à la poésie (dans un style qualifié d’expressionnisme moderne et onirique).

Alissa THOR, La Meurtrière, collection Musée Art et Déchirure
Alissa THOR, Festival Art et Déchirure, 2016

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2016 :

Je peins pour que vous vous arrêtiez, pour aller vers vous, pour que vous vous approchiez, pour vous faire face. Je peins pour que les mots viennent, et la douceur, et la violence, et les corps tout ensemble. Je peins pour que quelque chose se passe. Quelque chose entre nous. Quelque chose d’intime et de sauvage. Oui, je peins ni plus ni moins pour que vous et moi ayons le coup de foudre, ce truc fou qui secoue, mais qui enchante : c’est cela mes toiles – ne soyez pas surpris de leur dureté – le choc y est au premier chef, mais aussi, regardez, ce mouvement – comme dit si bien la langue – qui rend l’affection.
« Il n’y a rien de plus violent que la douceur » (N. de Staël)


Mélie DENEUVE

Mélanie Deneuve-Blondel (ou Mélie) : normande, chrétienne, autiste ; formée en histoire, patrimoine, arts, infographie, indexation et deux ou trois langages web ; communique en images ; petits doigts agiles.
« Heureux les doux, ils auront la terre en partage » (Mt 5)


Mélie DENEUVE, sans titre, collection Musée Art et Déchirure

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2016 :

Le dessin a été mon premier moyen de communiquer avec le monde, et il reste le moyen le plus facile de le faire encore aujourd’hui. Comme j’ai le syndrome d’Asperger, communiquer à l’oral n’est pas mon fort, le dessin est donc comme un pont entre ma bulle et le reste du monde.
C’est aussi un moment de détente, de méditation, voire de prière silencieuse. Je peux commencer quelque chose et être énervée, déséquilibrée, et au fur et à mesure de la création, tout s’apaise et redevient harmonieux.
Je ne pratique pas l’art engagé, je ne cherche pas à éduquer mes contemporains, ni à les choquer, je préfère tenter de les faire s’évader un peu. Si, quand ils regardent mes images, ils trouvent un peu de la paix que je gagne quand je les crée, c’est bien. Mes images servent la cause de la « Mignon Way of Life », un mouvement parti d’une plaisanterie et qui compte quelques adeptes: ce sont des images mignonnes qui permettent de s’évader de la grisaille omniprésente, du monde glauque qui est le nôtre et des déceptions que les humains ne manquent pas d’apporter.
Je suis d’une nature mélancolique et je sombre souvent, pourtant, je ne veux pas faire transparaître ça dans mes images, au contraire, je veux combattre ça et apporter du réconfort. Le Mignon, ça fait du bien à l’âme!


Mélie DENEUVE, Princesse, Festival Art et Déchirure 2016

Martine MANGARD

Martine MANGARD, Vampire (pour Art et déchirure), assemblage, 2014, collection Musée Art et Déchirure
Martine MANGARD, boite (détail), assemblage, collection Musée Art et Déchirure
Martine MANGARD, boite (détail), assemblage, collection Musée Art et Déchirure
Martine MANGARD, boite (couvercle), assemblage, collection Musée Art et Déchirure

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2017 :

Je choisirai pour évoquer la tonalité de mon travail actuel,entre fantaisie et mélancolie, de citer Verlaine : « Votre âme est un paysage choisi Que vont charmant masques et bergamasques Jouant du luth et dansant et quasi tristes Sous leurs déguisements fantasques… »
J’ai d’ailleurs donné le titre de ce poème « Clair de lune » à l’une des tapisseries trouvées aux puces que j’ai « ravivée » où figure une charmante Fête Galante nocturne dans un jardin vénitien. J’ai eu plaisir ces derniers temps à découvrir un nouveau mode de jeu en recolorisant au pastel d’anciens canevas ou tapisseries et en leur donnant un nouveau sens par collage ou cousage d’objets. Ceci dans la permanence du désir de raconter des histoires, comme par ailleurs dans mes assemblages volume ou mes détournements de gravures de vieux livres.

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2012 :

L’art de bien hériter. Dans l’armoire du grenier, chez mes grands-parents,dormaient ce que je croyais être des trésors : chapeaux et vêtements de cérémonie précieusement pliés, corsets rose-bonbon, bribes de dentelle, menus objets cassés, bimbeloterie et breloques de fond de tiroir. : un vrai ravissement ! Je déballais en secret ces choses oubliées et les désirais de toute mon âme d’enfant sage. Par la suite, d’autres qui ne virent pas là un trésor jetèrent l’ensemble aux ordures. Clic-clac et voilà bon débarras! Qu’à cela ne tienne ! à présent je m’invente à mon aise un héritage ; je recrée, dans l’esprit d’un cabinet de curiosités, des objets ayant appartenu à des familles fictives et rocambolesques : épingles à chapeau pour de jolies tantes cruelles, bague à mécanisme d’un vieux dandy, trophées bidons et autres étrangetés. Et parallèlement je continue à mettre en scène d’autres histoires dans des écrins-boites.

Anne-Marie CONTI

Catalogue Festival Art et Déchirure 2014

Claire LÉZÉ-SCHMITE

« Artiste sculpteure professionnelle, je diversifie les matières avec lesquelles je travaille : d’abord le modelage en terre que j’enseigne à mon atelier lors de cours ou stages, puis le bois, le métal, la pierre, le papier et maintenant le verre. J’aime voir se confronter les matériaux que je façonne et utiliser parfois des objets que je détourne et leur offre ainsi une seconde vie. Je crée des personnages sortis de mon imagination, juste une tête et un corps, une histoire humaine chaque fois différente où l’actualité côtoie parfois la poésie. »
métropole-rouen-normandie

Claire LÉZÉ-SCHMITE, Les Filles de Zeus (détail), bois, terre, métal, collection du Musée Art et Déchirure – photo JFG
Claire LÉZÉ-SCHMITE, Les Filles de Zeus (détail), bois, terre, métal, collection du Musée Art et Déchirure – photo JFG
Claire LÉZÉ-SCHMITE, installation, métal, collection du Musée Art et Déchirure – photo JFG

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019 :

Je donne vie à des hommes sortis de mon imagination en mêlant les matières entre elles : les objets détournés, le métal, la terre ou encore le bois. Pas de limites dans cet exercice ! J’aime les façonner et le titre de l’œuvre répond à l’histoire que j’ai créée avec les personnages : qu’ils soient bien au chaud dans leur intérieur, ou migrants en mer, mon univers est poétique. Je me consacre entièrement à ma passion et la transmets à l’occasion de cours et stages de modelage pour enfants et adultes à mon atelier.

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2012 :

Mes sculptures ont pris naissance lors de mes promenades en forêt,celles automnales et flamboyantes, lorsque l’été se meurt. Morceaux de bois offerts sur les bords des chemins. Puis, dans l’âpreté des journées hivernales, lorsque les branches décharnées,  offrent leur nudité à la main tendue. Au bord de la mer également, lorsque le bois, après un long voyage vient se poser sous mes pas ensablés. La ville m’a également offert ses cadeaux abandonnés, boîtes en métal livrés à la pluie, patinées, polies, fils de fer déposés en bouquets incongrus,tôle émouvante,morceaux de caoutchouc endormis au creux d’un pneu inutile . Tous ces matériaux inanimés ne demandent qu’à reprendre vie, et dans la passion de mon atelier, je me laisse emporter par leur douce présence . Mes mains trouvent le chemin vers mes thèmes de prédilection, le corps dans toutes ses expressions: abandon, volupté, douceur, féminité. Le couple, dans ses étreintes amoureuses, parfois douloureuses. Mes sculptures reflètent ce que je capte de la vie, bonheurs et tourments. Intensité d’une pause, insouciance du pli d’une robe haute-couture, concentration du lecteur attentif…Ces postures volées aux mille petits instants de l’existence nourrissent mon travail. Il est  la rencontre entre mon propre regard sur le monde et ce que j’ai de plus secret, mes émotions.

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2010 :

Mon travail en fil de fer se fait dans un geste souple et régulier, je tourne et retourne la forme que j’ai en tête jusqu’à ce que j’obtienne le résultat imaginé. Il me permet une exécution fine, aérée et légère des figures à qui je donne « vie »…Il est le résultat d’une longue réflexion, complément de mon travail de modelage en terre. Le fil de fer m’accorde une excentricité  sans limites, tel mon imaginaire. Le métal peut être rouillé pour évoquer le temps qui passe, l’usure, la fêlure des personnages, ou bien noir, laissé à l’état brut pour une épure totale. Ces pièces ressemblent à mes réalisations en terre où les extrêmes se côtoient : des finesses excessives et des rondeurs qui le sont tout autant. Regardez les jeux d’ombre et de lumière lorsqu’ils pénètrent le métal, quelle légèreté !


Jean MÉDARD

Jean MÉDARD, sans titre (avec reflets), bois, coquillages, cordages, matériaux divers, collection Musée Art et Déchirure
Jean MÉDARD, détail (avec reflets), bois, coquillages, cordages, matériaux divers, collection Musée Art et Déchirure
Jean MÉDARD, détail (avec reflets), bois, coquillages, cordages, matériaux divers, collection Musée Art et Déchirure
Jean MÉDARD, Un bon petit diable (avec reflets), papillon, coquillages, matériaux et ustensiles divers, 2010, collection Musée Art et Déchirure

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019 :

Né à Berck-Plage en 1949, je vis en Meuse à Laimont . Le Festival « Art et déchirure » m’accueille pour la troisième fois. En 2008, présentation de « L’Exode » et en 2014 pour une évocation des « Cabinets de curiosités ». Cette année, je reste fidèle à ma démarche et me plais toujours à exhumer les traces d’un passé enfoui à travers des objets dépréciés, abîmés, oubliés, pour créer de nouveaux liens, des nouvelles histoires. Redonner à voir ces objets dans des assemblages inattendus pour de nouvelles aventures dans l’imaginaire du « regardeur ».

« Jean Médard est convaincu qu’on n’est pas né de la dernière pluie et qu’il est bon de poser sur les objets et les choses du passé, un regard sensible, amusé, parfois faussement naïf, incluant la dimension de l’humour toujours. Il apparie ces morceaux du temps égarés dans le présent dans des constructions inventées, des métamorphoses propres à les réenchanter. En revanche, ce qui est nouveau, c’est sa volonté d’accorder plus de place à la couleur, la lumière, les effets de transparence dans ses compositions, de concevoir les fonds comme des paysages, d’installer des atmosphères plus souriantes.  Et comme l’encadrement, est à la fois fermeture et frontière ne demandant qu’à être franchie, il le travaille désormais dans cet esprit d’ouverture. Une façon de dire à ses créations : Allez-y, vivez votre vie !  »

Catherine MEUNIER

Catherine MEUNIER est née en 1973 et a travaillé à l’atelier Campagn’Art à partir de 1996. Aimant le rose, et les paillettes, elle affectionne les petits croquis et dessins de personnages miniatures semblant sortis de maisons de poupées. En céramique, les maisonnettes qu’elle réalise sont le support à la création d’histoires qu’elle a envie de raconter. Elle façonne chaque petit sujet avec ‘amour’, leur parle et leur explique en secret quelle aventure ils vont vivre.
Elle a participé au Festival Art et Déchirure en 2014.
Campagn’Art

Catherine MEUNIER, Maisonnette, céramique, 2014, collection Musée Art et Déchirure

Micheline MÉNARD

Micheline MÉNARD est née à Vaux-en-Velin en 1969. Elle utilise des techniques diverses qu’elle explore habituellement six mois avant d’en changer. Son œuvre représente des animaux, des fleurs et des personnages travaillés de préférence en gros plan dans des couleurs très vives. Aujourd’hui, c’est en sculpture que l’art de Micheline se développe le plus. Elle réalise des vases, des pots à figure humaine, des ensembles de tours de différentes hauteurs et des séries de personnages et animaux solitaires ou en couple. Le travail minutieux de décoration qui s’en suit et son trait précis donnent à ses céramiques une étonnante qualité graphique très appréciée. Travailleuse acharnée, continuellement de bonne humeur, elle est toujours partante pour les projets monumentaux et collaborations avec d’autres ateliers.
Campagn’art

Micheline MÉNARD, céramique, 2014, collection Musée Art et Déchirure
Micheline MÉNARD, céramique, 2014, collection Musée Art et Déchirure
Micheline MÉNARD, céramique, 2014, collection Musée Art et Déchirure
Micheline MÉNARD, céramique, 2014, collection Musée Art et Déchirure