Alain LACOSTE


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019 :
Alain LACOSTE : Colle-porteur d’Images
Des œuvres d’Alain LACOSTE furent présentées lors de la 12ième édition de ce festival « Art et Déchirure », au printemps 2010. Depuis, suite à des problèmes de santé et familiaux, il n’a plus exposé son travail. Cette 17ième édition du festival est donc une belle opportunité pour redécouvrir ses petites coulures et ses grandes colleries.
Depuis son enfance, Alain Lacoste a toujours eu plaisir à dessiner. Au début des années soixante-dix, il se lance dans la peinture, avec ses Delvautions, en référence au peintre belge Paul Delvaux. En 1980, il rencontre l’artiste mayennais Robert Tatin qui l’incite à développer une œuvre plus personnelle. C’est le début d’une production foisonnante qui durera plus de 30 ans ! Au fil des années ses œuvres vont envahir son atelier tel un cocon. Déçu de la non reconnaissance de son travail par les institutions artistiques (Musées, FRAC, etc.), son atelier va devenir sa tanière.
« Je me suis trop souvent brûlé les ailes aux vitrines des m’as-tu- vu… Et puis les artistes ne sont pas faits pour amuser la galerie ! »
Michel Leroux (Septembre 2019)
Un film sur le Musée Art et Déchirure (2019)
un film à revoir :
Dans le cadre de leurs études, les lycéens du lycée Corneille de Rouen avaient réalisé un film sur le musée à l’occasion du dernier Festival Art et Déchirure en 2019.
Réalisation J.-L. Salmen – STS AV Corneille Rouen 2019
Alissa THOR


Née à Paris en 1974, artiste autodidacte, vivant à Paris et travaillant à Rouen. Études de Lettres et de Philosophie, documentaliste à l’Éducation Nationale pendant 12 ans. Depuis 2011, elle se consacre exclusivement à la peinture et à la poésie (dans un style qualifié d’expressionnisme moderne et onirique).


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2016 :
Je peins pour que vous vous arrêtiez, pour aller vers vous, pour que vous vous approchiez, pour vous faire face. Je peins pour que les mots viennent, et la douceur, et la violence, et les corps tout ensemble. Je peins pour que quelque chose se passe. Quelque chose entre nous. Quelque chose d’intime et de sauvage. Oui, je peins ni plus ni moins pour que vous et moi ayons le coup de foudre, ce truc fou qui secoue, mais qui enchante : c’est cela mes toiles – ne soyez pas surpris de leur dureté – le choc y est au premier chef, mais aussi, regardez, ce mouvement – comme dit si bien la langue – qui rend l’affection.
« Il n’y a rien de plus violent que la douceur » (N. de Staël)
Alissa THOR
Née à Paris en 1974, artiste autodidacte, vivant à Paris et travaillant à Rouen. Études de Lettres et de Philosophie, documentaliste à l’Éducation Nationale pendant 12 ans. Depuis 2011, elle se consacre exclusivement à la peinture et à la poésie (dans un style qualifié d’expressionnisme moderne et onirique).


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2016 :
Je peins pour que vous vous arrêtiez, pour aller vers vous, pour que vous vous approchiez, pour vous faire face. Je peins pour que les mots viennent, et la douceur, et la violence, et les corps tout ensemble. Je peins pour que quelque chose se passe. Quelque chose entre nous. Quelque chose d’intime et de sauvage. Oui, je peins ni plus ni moins pour que vous et moi ayons le coup de foudre, ce truc fou qui secoue, mais qui enchante : c’est cela mes toiles – ne soyez pas surpris de leur dureté – le choc y est au premier chef, mais aussi, regardez, ce mouvement – comme dit si bien la langue – qui rend l’affection.
« Il n’y a rien de plus violent que la douceur » (N. de Staël)
Mélie DENEUVE
Mélanie Deneuve-Blondel (ou Mélie) : normande, chrétienne, autiste ; formée en histoire, patrimoine, arts, infographie, indexation et deux ou trois langages web ; communique en images ; petits doigts agiles.
« Heureux les doux, ils auront la terre en partage » (Mt 5)

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2016 :
Le dessin a été mon premier moyen de communiquer avec le monde, et il reste le moyen le plus facile de le faire encore aujourd’hui. Comme j’ai le syndrome d’Asperger, communiquer à l’oral n’est pas mon fort, le dessin est donc comme un pont entre ma bulle et le reste du monde.
C’est aussi un moment de détente, de méditation, voire de prière silencieuse. Je peux commencer quelque chose et être énervée, déséquilibrée, et au fur et à mesure de la création, tout s’apaise et redevient harmonieux.
Je ne pratique pas l’art engagé, je ne cherche pas à éduquer mes contemporains, ni à les choquer, je préfère tenter de les faire s’évader un peu. Si, quand ils regardent mes images, ils trouvent un peu de la paix que je gagne quand je les crée, c’est bien. Mes images servent la cause de la « Mignon Way of Life », un mouvement parti d’une plaisanterie et qui compte quelques adeptes: ce sont des images mignonnes qui permettent de s’évader de la grisaille omniprésente, du monde glauque qui est le nôtre et des déceptions que les humains ne manquent pas d’apporter.
Je suis d’une nature mélancolique et je sombre souvent, pourtant, je ne veux pas faire transparaître ça dans mes images, au contraire, je veux combattre ça et apporter du réconfort. Le Mignon, ça fait du bien à l’âme!

Martine MANGARD





Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2017 :
Je choisirai pour évoquer la tonalité de mon travail actuel,entre fantaisie et mélancolie, de citer Verlaine : « Votre âme est un paysage choisi Que vont charmant masques et bergamasques Jouant du luth et dansant et quasi tristes Sous leurs déguisements fantasques… »
J’ai d’ailleurs donné le titre de ce poème « Clair de lune » à l’une des tapisseries trouvées aux puces que j’ai « ravivée » où figure une charmante Fête Galante nocturne dans un jardin vénitien. J’ai eu plaisir ces derniers temps à découvrir un nouveau mode de jeu en recolorisant au pastel d’anciens canevas ou tapisseries et en leur donnant un nouveau sens par collage ou cousage d’objets. Ceci dans la permanence du désir de raconter des histoires, comme par ailleurs dans mes assemblages volume ou mes détournements de gravures de vieux livres.
Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2012 :
L’art de bien hériter. Dans l’armoire du grenier, chez mes grands-parents,dormaient ce que je croyais être des trésors : chapeaux et vêtements de cérémonie précieusement pliés, corsets rose-bonbon, bribes de dentelle, menus objets cassés, bimbeloterie et breloques de fond de tiroir. : un vrai ravissement ! Je déballais en secret ces choses oubliées et les désirais de toute mon âme d’enfant sage. Par la suite, d’autres qui ne virent pas là un trésor jetèrent l’ensemble aux ordures. Clic-clac et voilà bon débarras! Qu’à cela ne tienne ! à présent je m’invente à mon aise un héritage ; je recrée, dans l’esprit d’un cabinet de curiosités, des objets ayant appartenu à des familles fictives et rocambolesques : épingles à chapeau pour de jolies tantes cruelles, bague à mécanisme d’un vieux dandy, trophées bidons et autres étrangetés. Et parallèlement je continue à mettre en scène d’autres histoires dans des écrins-boites.
Collection : Anne-Marie CONTI
https://www.facebook.com/annemarie.conti.3/

Claire LÉZÉ-SCHMITE
« Artiste sculpteure professionnelle, je diversifie les matières avec lesquelles je travaille : d’abord le modelage en terre que j’enseigne à mon atelier lors de cours ou stages, puis le bois, le métal, la pierre, le papier et maintenant le verre. J’aime voir se confronter les matériaux que je façonne et utiliser parfois des objets que je détourne et leur offre ainsi une seconde vie. Je crée des personnages sortis de mon imagination, juste une tête et un corps, une histoire humaine chaque fois différente où l’actualité côtoie parfois la poésie. »
métropole-rouen-normandie



Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019 :
Je donne vie à des hommes sortis de mon imagination en mêlant les matières entre elles : les objets détournés, le métal, la terre ou encore le bois. Pas de limites dans cet exercice ! J’aime les façonner et le titre de l’œuvre répond à l’histoire que j’ai créée avec les personnages : qu’ils soient bien au chaud dans leur intérieur, ou migrants en mer, mon univers est poétique. Je me consacre entièrement à ma passion et la transmets à l’occasion de cours et stages de modelage pour enfants et adultes à mon atelier.
Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2012 :
Mes sculptures ont pris naissance lors de mes promenades en forêt,celles automnales et flamboyantes, lorsque l’été se meurt. Morceaux de bois offerts sur les bords des chemins. Puis, dans l’âpreté des journées hivernales, lorsque les branches décharnées, offrent leur nudité à la main tendue. Au bord de la mer également, lorsque le bois, après un long voyage vient se poser sous mes pas ensablés. La ville m’a également offert ses cadeaux abandonnés, boîtes en métal livrés à la pluie, patinées, polies, fils de fer déposés en bouquets incongrus,tôle émouvante,morceaux de caoutchouc endormis au creux d’un pneu inutile . Tous ces matériaux inanimés ne demandent qu’à reprendre vie, et dans la passion de mon atelier, je me laisse emporter par leur douce présence . Mes mains trouvent le chemin vers mes thèmes de prédilection, le corps dans toutes ses expressions: abandon, volupté, douceur, féminité. Le couple, dans ses étreintes amoureuses, parfois douloureuses. Mes sculptures reflètent ce que je capte de la vie, bonheurs et tourments. Intensité d’une pause, insouciance du pli d’une robe haute-couture, concentration du lecteur attentif…Ces postures volées aux mille petits instants de l’existence nourrissent mon travail. Il est la rencontre entre mon propre regard sur le monde et ce que j’ai de plus secret, mes émotions.
Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2010 :
Mon travail en fil de fer se fait dans un geste souple et régulier, je tourne et retourne la forme que j’ai en tête jusqu’à ce que j’obtienne le résultat imaginé. Il me permet une exécution fine, aérée et légère des figures à qui je donne « vie »…Il est le résultat d’une longue réflexion, complément de mon travail de modelage en terre. Le fil de fer m’accorde une excentricité sans limites, tel mon imaginaire. Le métal peut être rouillé pour évoquer le temps qui passe, l’usure, la fêlure des personnages, ou bien noir, laissé à l’état brut pour une épure totale. Ces pièces ressemblent à mes réalisations en terre où les extrêmes se côtoient : des finesses excessives et des rondeurs qui le sont tout autant. Regardez les jeux d’ombre et de lumière lorsqu’ils pénètrent le métal, quelle légèreté !
Collection : Claire LÉZÉ-SCHMITE


« Artiste sculpteure professionnelle, je diversifie les matières avec lesquelles je travaille : d’abord le modelage en terre que j’enseigne à mon atelier lors de cours ou stages, puis le bois, le métal, la pierre, le papier et maintenant le verre. J’aime voir se confronter les matériaux que je façonne et utiliser parfois des objets que je détourne et leur offre ainsi une seconde vie. Je crée des personnages sortis de mon imagination, juste une tête et un corps, une histoire humaine chaque fois différente où l’actualité côtoie parfois la poésie. »
métropole-rouen-normandie



Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019 :
Je donne vie à des hommes sortis de mon imagination en mêlant les matières entre elles : les objets détournés, le métal, la terre ou encore le bois. Pas de limites dans cet exercice ! J’aime les façonner et le titre de l’œuvre répond à l’histoire que j’ai créée avec les personnages : qu’ils soient bien au chaud dans leur intérieur, ou migrants en mer, mon univers est poétique. Je me consacre entièrement à ma passion et la transmets à l’occasion de cours et stages de modelage pour enfants et adultes à mon atelier.
Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2012 :
Mes sculptures ont pris naissance lors de mes promenades en forêt,celles automnales et flamboyantes, lorsque l’été se meurt. Morceaux de bois offerts sur les bords des chemins. Puis, dans l’âpreté des journées hivernales, lorsque les branches décharnées, offrent leur nudité à la main tendue. Au bord de la mer également, lorsque le bois, après un long voyage vient se poser sous mes pas ensablés. La ville m’a également offert ses cadeaux abandonnés, boîtes en métal livrés à la pluie, patinées, polies, fils de fer déposés en bouquets incongrus,tôle émouvante,morceaux de caoutchouc endormis au creux d’un pneu inutile . Tous ces matériaux inanimés ne demandent qu’à reprendre vie, et dans la passion de mon atelier, je me laisse emporter par leur douce présence . Mes mains trouvent le chemin vers mes thèmes de prédilection, le corps dans toutes ses expressions: abandon, volupté, douceur, féminité. Le couple, dans ses étreintes amoureuses, parfois douloureuses. Mes sculptures reflètent ce que je capte de la vie, bonheurs et tourments. Intensité d’une pause, insouciance du pli d’une robe haute-couture, concentration du lecteur attentif…Ces postures volées aux mille petits instants de l’existence nourrissent mon travail. Il est la rencontre entre mon propre regard sur le monde et ce que j’ai de plus secret, mes émotions.
Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2010 :
Mon travail en fil de fer se fait dans un geste souple et régulier, je tourne et retourne la forme que j’ai en tête jusqu’à ce que j’obtienne le résultat imaginé. Il me permet une exécution fine, aérée et légère des figures à qui je donne « vie »…Il est le résultat d’une longue réflexion, complément de mon travail de modelage en terre. Le fil de fer m’accorde une excentricité sans limites, tel mon imaginaire. Le métal peut être rouillé pour évoquer le temps qui passe, l’usure, la fêlure des personnages, ou bien noir, laissé à l’état brut pour une épure totale. Ces pièces ressemblent à mes réalisations en terre où les extrêmes se côtoient : des finesses excessives et des rondeurs qui le sont tout autant. Regardez les jeux d’ombre et de lumière lorsqu’ils pénètrent le métal, quelle légèreté !