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Yearly Archives: 2023

C’est un détail : Fabien CHEVRIER

Fabien CHEVRIER, Le rêve de Sacha (détail : « mon pays c’est la vie »), assemblage d’objets divers, 2019 Festival Art et Déchirure

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#fabienchevrier

« Comme une fenêtre ouverte sur un monde »

Sur un mur de l’atelier du musée Art et Déchirure, là où la peinture s’est écaillée, se pressent des figures énigmatiques et silencieuses surgies du monde sombre du peintre Hubert DUPRILOT.

Hubert DUPRILOT, Ils nous regardent, peinture sur enduit plâtre, mai 2023, atelier du Musée Art et Déchirure

« Depuis la Renaissance et ses théories sur la perspective, la cause semble entendue : le tableau est comme une fenêtre ouverte sur le monde. D’un signe sur une paroi, ou de l’illustration de la parole divine à l’usage des analphabètes, l’image s’est transformée en un trou dans le mur donnant à voir un autre univers, dont l’homme serait le centre. »
Harry Bellet, « Quand l’art passe par la fenêtre », Le Monde, 28 avril 2013

Collection : Angélik BARRÉ

Angélik BARRÉ, Les eux sont brouillés, peinture sur bois, mai 2008, collection Musée Art et Déchirure
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Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2012 :

« Glauque », « joli », « surprenant », « bizarre », « particulier », « marrant », « surréaliste », « vulgaire », pas mal d’adjectifs ont été utilisés pour qualifier mon travail. Ils révèlent tout à fait ce que je cherche à montrer à travers mes toiles : une opposition entre un visuel « joli » et un texte « glauque ». Mes toiles jouent sur les mots, font du second degré, mélangent réalisme et illustrations, utilisent la couleur tout comme le noir et blanc, se composent dans un joyeux bordel organisé où tout s’entrecroise, se superpose, s’oppose de manière à ce que chacun y fasse son interprétation. Mon processus de travail est simple : j’observe, j’écoute; le quotidien m’inspire quelques mots que je griffonne sur mon calepin et après j’improvise à même la toile. Je travaille à l’intuition, je me laisse guider par mes pinceaux au grès de mon humeur. Pour ce qui est de la technique, tout est peint et j’y tiens! Pour les visages réalistes je redessine des photos trouvées ici et là : des inconnus, des amis, la famille et si je ne trouve pas l’expression ou l’angle qui me convient je prends mon miroir et fait mes grimaces…, pour les illustrations, pas de modèles, juste un miroir pour les expressions et quelques mise en situation pour les postures. Autant vous dire que mes toiles sont très personnelles, vous y rencontrerez ma grand- mère, mon neveu, le fils d’une amie, moi… et vous y lirez une partie de mon quotidien. Mais ne vous attendez pas lire en moi comme dans une toile accrochée; l’ambiguïté, les différents niveaux de lecture et les sous-entendus restent mes maîtres-mots. Petite mes crayons ont été mon moyen d’expression favori pour me faire comprendre, pour me défouler, pour évacuer, devenue adulte rien n’a changé.

C’est un détail : Mario CHICHORRO

« le petit détail qui fait la différence »
« le diable se cache dans les détails »
« raconter par le détail »

C’est peut-être un détail pour vous, mais souvent il en dit beaucoup… Le détail : un enjeu crucial.

Pour aller plus loin, la parole d’un philosophe : « Pour une esthétique du détail »

Virginie GUILLAUME-PETIT

Virginie GUILLAUME-PETIT, Jeune femme, linogravure, février 2005, collection Musée Art et Déchirure

Collection : Virginie GUILLAUME-PETIT

Virginie GUILLAUME-PETIT, Jeune femme, linogravure, février 2005, collection Musée Art et Déchirure

L’énigme du jour : « TU »

Marc Giai-Miniet, « TU », technique mixte sur papier, 15,5 cm x 21 cm, août 2018, collection Musée Art et Déchirure

Comment interpréter ce titre ? Comment interpréter cette œuvre ?

Le conseil du jour

« Regarder ce qui est beau »

Caroline DAHYOT, Regarder ce qui est beau, encre et fusain sur papier, 2016, collection Musée Art et Déchirure.

Pour nourrir la réflexion : un dossier du Centre Pompidou.

Jeu de mots

Panneau de lettres réalisé en 2021 par l’équipe des services civiques (local de service du musée) : certains mots ont été surlignés numériquement pour cette publication, mais pas tous. À vous de jouer !

Collection : CHRISTIANIA

CHRISTIANIA, Mémoires dysharmoniques, 02/2014, collection Musée Art et Déchirure

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2017 :

La création de Christiania répond à un état de perpétuelle résilience et de combat en une nécessité intérieure et vitale. Autodidacte, elle s’exprime de manière expulsive et intuitive à fleur de peau dans un besoin d’absolu (…)
Ses dessins d’une étonnante beauté, envoûtants, bouleversants, dérangeants, mystiques et oniriques à l’encre noire cristallisée de texture Intime – marqués d’emblée par l’étrangeté ; nous livrent un monde en exil au langage multiple – indépendamment Libre. Un mode de vie poétique, habité, illuminé aux portes de l’extrême. Ses œuvres avec lesquelles elle fait corps, sont les retranscriptions personnelles de ses visions les plus profondes, perçues, vécues et transcendées de l’angoisse insondable au ravissement… (…)
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