{"id":34566,"date":"2025-03-06T09:47:30","date_gmt":"2025-03-06T08:47:30","guid":{"rendered":"https:\/\/lewebpedagogique.com\/artetdechirure\/?page_id=555"},"modified":"2026-02-09T10:03:49","modified_gmt":"2026-02-09T09:03:49","slug":"nicole-bayle-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/museeartetdechirure.jfguillou.fr\/index.php\/2025\/03\/06\/nicole-bayle-2\/","title":{"rendered":"Nicole BAYLE"},"content":{"rendered":"\n<p>Une jeunesse \u00e0 Paris (18e). \u00c9tudes : Arts appliqu\u00e9s, Arts d\u00e9co, Beaux-arts. Ex-professeur d&rsquo;arts plastiques. Artiste pluri-disciplinaire : install\u00e9e \u00e0 Dieppe depuis 1978, Nicole BAYLE tricote depuis 1995. Son 1er tricot mesure 35 m\u00e8tres de long et est expos\u00e9 depuis 2011 au mus\u00e9e de l\u2019Art Brut \u00e0 Lausanne. Son second tricot mesure plus de 20 m\u00e8tres. Elle pratique aussi l&rsquo;art postal et la peinture. Sa m\u00e9thode : \u00ab\u00a0Je travaille spontan\u00e9ment, sans croquis, sans canevas, une forme s\u2019amorce, je r\u00e9v\u00e8le en fait dans le tricot ce qu\u2019il y a dans mon cerveau.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"744\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/musee.artetdechirure.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Capture-decran-2023-04-10-a-10.29.34-744x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-31182\" style=\"width:840px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/museeartetdechirure.jfguillou.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Capture-decran-2023-04-10-a-10.29.34-744x1024.png 744w, https:\/\/museeartetdechirure.jfguillou.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Capture-decran-2023-04-10-a-10.29.34-218x300.png 218w, https:\/\/museeartetdechirure.jfguillou.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Capture-decran-2023-04-10-a-10.29.34-768x1057.png 768w, https:\/\/museeartetdechirure.jfguillou.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Capture-decran-2023-04-10-a-10.29.34.png 946w\" sizes=\"auto, (max-width: 744px) 100vw, 744px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sup>Nicole BAYLE, <em>sans titre<\/em>,  collection Mus\u00e9e Art et D\u00e9chirure, photo JFG<\/sup><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"733\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/musee.artetdechirure.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Capture-decran-2023-04-10-a-10.29.58-733x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-31183\" srcset=\"https:\/\/museeartetdechirure.jfguillou.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Capture-decran-2023-04-10-a-10.29.58-733x1024.png 733w, https:\/\/museeartetdechirure.jfguillou.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Capture-decran-2023-04-10-a-10.29.58-215x300.png 215w, https:\/\/museeartetdechirure.jfguillou.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Capture-decran-2023-04-10-a-10.29.58-768x1073.png 768w, https:\/\/museeartetdechirure.jfguillou.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Capture-decran-2023-04-10-a-10.29.58.png 938w\" sizes=\"auto, (max-width: 733px) 100vw, 733px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sup>Nicole BAYLE, <em>L&rsquo;Annonciation<\/em>, collection Mus\u00e9e Art et D\u00e9chirure, photo JFG<\/sup><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>Notice du catalogue 2014 : exposition CHAPELLE SAINT-JULIEN<\/strong> :<br>NICOLE BAYLE<br>Pourquoi le tricot&nbsp;? Ma m\u00e8re tricotait et je tricote aussi\u2026<br>Le tricot main est la porte ouverte \u00e0 la cr\u00e9ation journali\u00e8re dans un quotidien souvent morose et utilitaire. C\u2019est devenu pour moi une \u00ab&nbsp;t\u00e2che&nbsp;\u00bb r\u00e9guli\u00e8re et un d\u00e9lassement r\u00e9el. Laissez faire vos mains, ce geste toujours le m\u00eame est la base m\u00eame du tricot. On s\u2019y habitue tr\u00e8s vite, il devient r\u00e9p\u00e9titif comme dans certaines religions o\u00f9 le chapelet tourne sans fin dans la main incantatoire.<br>Vous venez de finir un rang\u2026 Vous passez alors votre tricot de la main droite \u00e0 la main gauche en le retournant et vous continuez ainsi rang apr\u00e8s rang. Le tricot grandit peu \u00e0 peu et devient extensible \u00e0 l\u2019infini. \u0152uvre peupl\u00e9e de symboles, de masques, de totems ou encore de signes qui sont des r\u00e9miniscences myst\u00e9rieuses, en perp\u00e9tuelle gestation.<br>Je tricote tous les soirs devant la t\u00e9l\u00e9vision, de 19h \u00e0 22h30. Le temps qui passe, maille apr\u00e8s maille, rang apr\u00e8s rang, \u00e9tant s\u00fbre de faire une grande \u0153uvre dans le temps et dans l\u2019espace.<br>Cr\u00e9er, c\u2019est donner envie aux autres de faire, de partager ce petit \u00e9tat de bonheur passager. <\/p>\n\n\n\n<p>Nicole BAYLE, depuis plus de quarante ans, s\u2019est attach\u00e9e \u00e0 la production d\u2019une \u0153uvre dont la diversit\u00e9 formelle ne cesse de surprendre et de s\u00e9duire. Quoi de commun entre les bois flott\u00e9s, les livres d\u2019artistes, les peintures \u00e0 l\u2019huile kal\u00e9idoscopiques, les petits portraits, les papiers peints, les dessins faits chaque jour depuis le 1er novembre 1991, l\u2019art postal, les timbr\u00e9s de conserves, les tricots, les bo\u00eetes d\u2019artistes&nbsp;? Quoi&nbsp;? Si ce n\u2019est la couleur&nbsp;! Toutes ces \u0153uvres ont un rapport \u00e9troit avec la couleur, toutes les couleurs \u00e9clatantes, satur\u00e9es et souvent compl\u00e9mentaires du cercle chromatique. L\u2019apparente h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de l\u2019\u0153uvre de Nicole BAYLE conduit parfois \u00e0 isoler tel ou tel de ses aspects, au d\u00e9triment des autres. Jour apr\u00e8s jour, patiemment, Nicole BAYLE r\u00e9alise une \u0153uvre artistique, obstination de la r\u00e9p\u00e9tition sans que jamais toutefois cette derni\u00e8re ne se ferme sur elle-m\u00eame en un tout clos, l\u2019action devient ainsi mobile \u00e0 l\u2019infini, quand l\u2019ordinaire devient le lieu privil\u00e9gi\u00e9 de l\u2019exp\u00e9rience.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;-<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Notice du catalogue du Festival Art et D\u00e9chirure 2012 :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le temps recens\u00e9<br>&nbsp;Elle vit avec sa s\u0153ur dans une maisonnette \u00e0 Dieppe. Sans t\u00e9l\u00e9phone portable et sans internet, elle \u00e9crit des lettres. C\u2019est ainsi que La Halle Saint Pierre, le Mus\u00e9e de la Poste, celui de l\u2019\u00c9rotisme et\u2026 Artension, se sont int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 son \u0153uvre. D\u2019autres artistes peignent, d\u00e9coupent, collent, tricotent ou \u00e9crivent comme elle. Nicole suit cependant une implacable logique personnelle qui ponctue le rythme de ses journ\u00e9es, comme une horloge \u00e0 images, comme un c\u0153ur palpitant. Sur son tricot formidable, une iconographie color\u00e9e apparait. Des synth\u00e8ses, des r\u00e9miniscences arch\u00e9typales, figures fabuleuses \u00e9voquant les religions du monde. \u00ab Je suis faite de la m\u00eame mati\u00e8re que le r\u00eave \u00bb dit-elle. Ses personnages stylis\u00e9s, ses animaux et oiseaux, tombent entre les points comme des \u00e9toiles dans le cosmos, comme des hasards correspondant \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 parall\u00e8le. Car elle ne travaille pas avec un projet con\u00e7u \u00e0 l\u2019avance, ni comme en couture avec un patron. \u00ab Quand je travaille, je m\u2019installe dans une autre dimension \u00bb. Le temps engendre l\u2019\u0153uvre et l\u2019\u0153uvre lui renvoie la balle\u2026partie de tennis abstraite et essentielle. Le destin y est inscrit, tiss\u00e9, not\u00e9 tout comme la vie propre de Nicole, dans ce jeu o\u00f9 le hasard et les co\u00efncidences font surface dans l\u2019\u0153uvre. \u00ab J\u2019ai l\u2019impression en \u00e9vacuant de mon esprit ces formes \u00e9tranges, de commettre un acte aussi important, aussi n\u00e9cessaire que boire, manger ou dormir \u00bb. Volont\u00e9 cr\u00e9ative pugnace\u2026 \u00ab Je tricote uniquement le soir devant la t\u00e9l\u00e9, entre sept et onze heures, \u00e0 raison de quatre \u00e0 cinq rangs par jour. J\u2019arr\u00eaterai \u00e0 ma mort \u00bb. L\u2019\u0153uvre de cette artiste singuli\u00e8re recense, sauve, retrouve le temps, dans l\u2019urgence d\u2019un quotidien qui l\u2019ennuie. Chaque 13 juillet, Nicole d\u00e9ploie son tricot sur les galets de Dieppe, face \u00e0 la mer. C\u2019est le seul endroit o\u00f9, une fois par an, elle peut le voir en entier.<br>Nicole Bayle, Par Il\u00e9ana Cornea<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une jeunesse \u00e0 Paris (18e). \u00c9tudes : Arts appliqu\u00e9s, Arts d\u00e9co, Beaux-arts. Ex-professeur d&rsquo;arts plastiques. Artiste pluri-disciplinaire : install\u00e9e \u00e0 Dieppe depuis 1978, Nicole BAYLE tricote depuis 1995. 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